28/05/2010

UNE POUPÉE



- Ah ha ! La note trop facile !
- Comment-ça facile ? Non mais vous n'avez pas idée du temps qu'il ma fallu pour faire toutes ces poupées ! Ah mais là, dis-donc, dans quel monde on vit, je vous le demande ?!

Edit : Year ! Cette fois j'ai vraiment trouve comment on programme un message ! Par contre je n'ai pas plus d'accents que la derniere fois que j'ai reedite un message depuis que je suis en Autriche / Hongrie. Et j'ai une facheuse tendence a remplacer les "a" par des "q", qwerty oblige. Donc ne m'en voulez pqs pour lq auqlite mediocre de mq syntqxe.




 

25/05/2010

CONTRETEMPS | DOLORISME | INDÉTERMINÉ


Dolorisme : doctrine de l’utilité, de la valeur (morale) de la douleur.


Je pourrais emprunter mille chemins pour écrire avec ces mots-ci. Je pourrais inventer une fable, disserter sur le monde, la société malade, l’histoire de l’humanité, les ravages des monothéismes… Mais je ne veux pas. Cela me fatigue de ressortir toutes ces vieilles rengaines, ces éternelles jérémiades sur la bêtise humaine. Plutôt que bête et méchante, je préfère dire qu’elle souffre, qu’elle fait ce qu’elle peut, qu’il n’y a pas de bourreau, pas de victime, pas de coupable, pas d’innocent, mais simplement des animaux un peu spéciaux sur cette petite planète, dont la majorité survit et dont quelque rares autres arrivent à vivre pour de bon.

Eh bien ! Je n’en mène pas large avec mes trois mots à placer sur lesquels j’ai fait une belle impasse jusqu’à présent. Vous les attendez ? Les voici ( !) : un petit contretemps dans le déroulement de ce récit m’oblige à revenir sur le thème jusque-là plus ou moins esquivé des malheurs de ce monde, parmi lesquels les doctrines en tout genre ont leur responsabilité, le dolorisme, par exemple, cause de beaucoup de… souffrance et tout ce qui s’en suit, souffrance, certes, mais chose plus indéterminée, de plaisir aussi, car douleur et plaisir ne sont-ils pas intimement liés ?

Ouf ! En une seule phrase ! Alors, votre fou du roi n’est-il pas consciencieux et plein de bonne volonté dans l’exercice bloguistique ?

J’espère que vous ne m’en voudrez pas de mêler à ce point légèreté et gravité, mais cela reflète assez mon état actuel, et j’écris avec ce que je suis, ce que je sens. Je n’invente rien, je ne peux pas faire autrement.




23/05/2010

ENCORE PARTIE ?



Eh oui, suis à Bad Ischl (je sais, personne ne connaît, c'est en Autriche du nord, pas trop loin de l'Allemagne, notamment de Munich, bref), et ensuite j'irai à Budapest (là vous situez mieux n'est-ce pas). Donc j'ai décidé de nourrir mon blog comme je peux, avec des notes faites à l'avance (mais comme je n'ai pas eu le temps d'en faire beaucoup, aujourd'hui, c'est croquis. La prochaine sera plus consistante).




 



- Ahhhhh ! Elle nous ressert ses dessins d'ebay faits en deux coups de cuillère à pot ?! Noooooonnnn !

- Mais nooon, oh la la, c'est le dernier, promis juré.





Edit : Ah mais c'est pas vrai ! Je vous ecris d'un ordi anglais (pas d'accents), et je suis toujours a Bad Ischl, je viens de voir que la programmation des messages n'a pas mache. Grrrrr... donc je vous envoie manuellement celui-ci, mais quand-meme, ca m'eneve.

20/05/2010

DÉBATTRE | INDIRECT | ONIROMANICER


Oniromancie : divination par les songes.


Qu’était-il exactement ? Oniromancier.
Le romancier des songes
Le scénariste des rêves
La grand architecte de nos nuits
L’intime de nos fantasmes
Celui qui sait débattre avec nos créatures
Celui qui connaît d’indirects sentiers pour communiquer avec notre invisible.
Existe-t-il seulement dans le monde sensible ?


Aujourd'hui je n'ai pas su choisir entre mon dessin brut, fait au pentel, ou ma version couleur photoshopée.
Alors j'ai mis les deux.



15/05/2010

APPELEZ-MOI MADAME

J'ai un peu de mal avec l'affichage des images dans blogger,
et quand je découpe mon dessin il y a de grands espaces blancs entre chaque partie,
donc pour voir en grand, cliquez sur le dessin.





Bon, et tout cela ne veux pas dire que j'arrête le jeux des trois mots,
non non non : cela veux dire que je me diversifie.
Voilà.


Édit : je découvre la galère du découpage des strips pour que ça s'affiche en grand dans blogger....
Ceux qui ont un blog BD me comprendrons.
J'ai presque envie de tout de suite passer chez illustrateurs.org

12/05/2010

ATELIER D'ÉCRITURE 006


Cela fait un petit moment que je ne suis pas venue alimenter mon blog, et ces derniers temps la plume me tombait sans cesse des mains. Pourtant je suis quand-même allée à mon atelier d'écriture lundi, et il a bien fallu que j'écrive quelque chose. En voici le compte-rendu (je vous épargne le texte que nous devions écrire à la maison : il est bâclé, peu inspiré, pas fini, bref, je ne l'aime pas, il passe à la trappe) :


Consigne : goûter un radis, improviser…

La fraîcheur. Voilà ce qu’elle m’évoque en premier, cette racine. Elle est la crudité des crudités. Celle qui fait le plus beau son quand on la croque : le son le plus clair, le plus éclatant. À côté la biscotte fait un bruit farineux. Non, le radis, lui craque d’un son cristallin, pur, frais, pétillant. Il donne envie de le mâcher, de renouveler cette expérience si agréable. Il se rompt sous la dent et laisse échapper ce petit tonnerre si caractéristique, et notre mâchoire entière est toute rafraîchie par ce contact vivifiant. On mâche encore et l’on savoure le mélange étrange de jus et de racine dont le goût singulier reste encore un instant indéfinissable. Puis l’on commence à sentir une saveur fruitée légèrement amère et lorsqu’on a presque fini de mâcher sa bouchée, arrive le piquant, l’arrière-goût puissant qui est peut-être la caractéristique la plus évocatrice du radis. Sa substantifique moelle.



Consigne : goûter une amande, improviser…

Quand j’étais petite il y a deux choses que j’aimais par dessus tout : le chocolat et les amandes. Le chocolat me causait bien du tourment, parce que mon père étant complètement fou de cet aliment, une tablette avait chez nous une espérance de vie très courte et il ne m’en restait jamais miette. Alors pour moi, l’amande, sa douceur, sa jolie forme élancée, est la plus belle consolation à mes frustrations cacaotées.

NB : en fait j’avais un troisième aliment fétiche dans mon enfance, que je n’ai pas cité pour préserver le côté binaire du texte. Mais maintenant je peux vous le dire : c’était les fèves (que j’adore toujours aujourd’hui).



Consigne : improvisation à partir d’images (et cette fois je les ai photographiées vite fait pour pouvoir vous les montrer !).





Qu’il est beau et puissant, le grand tigre blanc ! Qu’il est majestueux et fort, le tigre de métal, le prince des étendues sauvages ! Mais le sait-il seulement ? Oh, sûrement pas. S’il est si formidable, c’est parce qu’on est là, on le voit, on en fait un symbole. Le beau, le terrible, n’existe que dans le regard de celui qui perçoit. Et si le beau existe, on trouve aussi le bizarre, l’indicible, le culturel, le « kawaii » japonais, et tout ce qui se mélange, la globalisation, les frontières mobiles, les traditions qui en teintent d’autres qui à leur tour font maints métissages, et notre petite planète, salade composée, « on la fatigue, la salade, on mélange bien ! » Et voilà ce qui en ressort : l’inconscient collectif se déploie à grande échelle. N’est-ce pas incroyable de réaliser que les références des uns peuvent sortir tout droit de la culture des autres ? Ainsi va de l’enrichissement de toutes les symboliques, et donc aussi de celles de tous les bestiaires. Et l’animal dans tout cela, le vrai, celui qui vit, qui chasse, qui se lave, qui rugit, qui fait des petits… Mais où est-il ?

Il disparaît.



Consigne : Qui suis-je ? (comme une sorte de charade).

Les premiers de la classe, les lèche-bottes, les fayots, m’ont toujours fichtrement énervé. Moi, je suis un cancre, un vrai. Je dirais même que je suis le roi des cancres. Le plus connu, le plus indocile, le plus libertaire, révolté, intenable, de tous les cancres . J’ai été si loin que j’ai été viré de l’école… Et croyez bien que je ne regrette rien. Maintenant j’ai beaucoup mieux que ce que j’ai quitté : ma propre école. Une grande école rien que pour moi et dans laquelle je fais tout ce que je veux, en maître absolu. Autant dire un empire ! Bon, je ne recueille que ceux qui se font recaler de l’école des gentils, mais au moins, chez moi, on est entre canailles, on se comprend, on parle la même langue. Et ici : pas de premier de classe, on a que des mauvais : vous savez, ceux qui se mettent au fond, près du radiateur. D’ailleurs chez moi, il fait chaud… très chaud.



Consigne : improviser à partir de cette phrase :
« Chacun de nous vit avec un ange ».

Eh bien mon ange a fait grève au moment d'écrire ce texte, parce qu'il n'est pas du tout inspiré. Mais je le mets quand-même parce que sinon mon illustration n'aurait pas vraiment de sens. Peut-être que je réédéditerai ce billet un peu plus tard, s'il me vient l'envie de le réécrire.

Quand on est éveillé, il s’accroche au fil qui nous relie par le sommet du crâne à l’invisible. Et quand on dort il vient dans la maison de notre cœur, avec notre enfant intérieur et toute la smala qui l’habite. Ensemble, ils me parlent. Il faut que je m’occupe d’eux avec soin, car ils m’aident beaucoup, de leur côté. La chance, les heureux hasards, mon ange m’y conduit, à condition que je l’écoute. Car ça c’est important : si l’on écoute pas son ange, il se sent seul et dépérit. Mais si de temps en temps on lui lance un regard ou un sourire, il nous le rend bien car tel l’aigle à l’œil de lynx, il vole haut et il voit loin.





07/05/2010

SAISON


En Mai,
Dehors n'aventure pas le pied
Tu risquerais de t'attraper
Une pneumonie carabinée



05/05/2010

ONADINES ENACDOTES


Tiens, je ne résiste pas à l'envie de poster aujourd'hui, puisque c'est fini,
ce que j'avais annoncé pour demain :






ANECDOTES ANODINES



La suite (et fin) demain.

04/05/2010

ANODINES ANECDOTES

Ces deux dernière semaines, j'ai voyagé. Oh, pas bien loin : en France ; j'ai voulu mieux connaître mon pays. Et je ne sais pas quelle puce m'a piqué, mais j'ai envie de vous en raconter quelques bribes. Je cède donc au sirènes du "ma vie est tout à fait fascinante" et vous livre trois ou quatre anecdotes de mes "vacances".




La suite demain...

UNE POUPÉE

Demain, un vrai billet, promis.



30/04/2010

CARNETS DE VOYAGE

"De voyage", c'est vite dit. Il y a deux ou trois jours je vous ai montré des photos mais pas de croquis. En voici : je rentre tout juste d'une balade d'une semaine à Lyon, Bandol, Arles, Les Baux et Saint Rémy de Provence, Avignon, Eygalières, et toutes les Alpilles, et demain je pars pour le Mont Saint Michel et Saint Malo. Donc les trois mots, je n'ai pas eu le temps. Mais j'ai quand-même dessiné donc voilà mon étrange façon de faire des croquis de vacances : je ne peux pas m'empêcher de ne dessiner que les gens. La prochaine fois j'essayerai de me forcer à faire de beaux paysages pittoresques avec de l'aquarelle.


22/04/2010

ENTENDEMENT | GRAVE | S'IMMISCER


L'entendement est bien inutile
Lorsqu'il s'agit de s'immiscer
Dans les creux de chair gracile
De l'amoureux(se) émoustillé(e)

- Il manque un mot ?
- Ce n'est pas grave...


Je vais partir pour quelques jours à Lyon puis ailleurs...
donc je ne sais pas encore dans quelle mesure je pourrai vous donner de mes nouvelles.
Je trouverai bien une idée, allez.

20/04/2010

SUPER ? (NON) GÉNIAL ? (NON) EXTRA ? (NON).... ULTRA ?! OUIIIIIIII !

Ça y est ! J'ai mon premier Ultrabook, celui d'illustration. Bientôt j'en aurai même un deuxième pour le graphisme. Mais en attendant, vous pouvez aller voir le nouveau-né par ICI. Youpi !




Petite mise à jour :
Maintenant j'ai AUSSI un book de graphisme !



16/04/2010

ATELIER D'ÉCRITURE 005

Consigne : continuer le texte à partir de cette phrase :
"Quand elle m'attend, elle regarde les phoques."

Mais les phoques, la regardent-ils ? Car telle est la question : le monde existerait-il si l'humain ne le percevait pas ? Vous me direz mais voyons, si l'homme n'existait pas, tout le reste existerait, il suffit de comparer cette proposition à l'ethnocentrisme : pour un Français, l'Europe est au milieu du monde. Pour un Néo-Zélandais, c'est son pays le centre, et pourtant l'Europe continue de vivre et de se transformer, tout vit, change, bouge, alors pourquoi faudrait-il que les choses soient perçues, senties, pour être. Ne suffit-il pas qu'elles perçoivent, vivent, sentent elles-même ? Donc si l'on revient à notre phoque la question deviendrait "est-ce que la phoque la regarde ? Et s'il ne la regarde pas et que personne d'autre ne la voit, existe-t-elle ?" Mais à cause de Descartes, tout mon raisonnement tombe à l'eau car elle pense, donc elle est. Mais le phoque, est-ce qu'il pense ? Et s'il ne pense pas, est-ce qu'il est ?



Consigne : nous devions tâter une balle de tennis et une balle de la même taille, mais mole, en mousse, puis écrire un texte à partir de cela.

L'une est l'enfant, l'autre l'adulte. L'enfant joue : dans la dureté du monde, elle est la douceur innocente, elle s'adapte aux contours de son espace et à la pression des adultes. Elle est à leur merci et prend la forme qu'on veut lui donner, car elle n'a pas le choix. Mais au fond d'elle sa vraie nature est préservée car elle sait reprendre sa forme originelle. Elle ne fait de mal à personne par contre pour son malheur elle peut trop facilement servir d'anti-stress à quiconque se saisirait d'elle. Elle a aussi la fraîcheur ludique du parc ou de la salle de jeu. C'est une balle à mettre entre de petites mains délicates.

L'autre, la balle pour le sport, est l'adulte. Elle est plus dure, plus nerveuse. Si on la lance elle peut faire mal. Elle est un peu rugueuse, elle rebondit, c'est une balle de tennis lancée dans la compétition de la vie. Elle s'en prend plein la tête. Elle va et vient, change de chemin, fait un hors-jeu, passe d'un camp à l'autre, frôle le filet, puis finalement choisit. Elle est spécialisée, s'est construite, endurcie tout en essayant de garder une certaine souplesse. Sa couleur est acide, mais elle siffle au vent du jeu de son destin.



Consigne : écrire un texte à partir d'une image.


Ils se moquent ces bougres de zouaves, mais qui a raison ? Le nombre ou la clairvoyance ? Ah, l'habitude a tôt fait de nous assujettir. Ils sont si aveuglés par la teneur de leur quotidien, qu'ils ne se rendent même pas compte qu'ils sont déracinés. Il ne veulent pas savoir et préfèrent se moquer, car s'ils devaient ouvrir les yeux ils seraient contraints de suivre mon exemple et de partir en quête de leur vraie nature. Qui est le plus à plaindre ? Le solitaire qui passe pour un fou parce qu'il est différent ? Ou la meute composé d'individus qui ne se sentent exister qu'en elle car sans cela ils perdent toute envergure ?



Consigne : Nous avons un début et une fin donnés, il faut imaginer le développement.

Il était presque minuit quand nous arrivâmes devant le proche de la maison de Charles De Gaulle. Nous avions trouvé l'adresse de sa résidence secondaire grâce à un infiltré qui connaissait certains de ses proches. Nous étions une demi douzaine d'étudiants de Nanterre et nous avions échafaudé le plan d'un coup d'éclat pacifiste mais suffisamment brillant pour qu'il fasse la Une des quotidiens du lendemain. L'idée était de s'introduire  dans le domaine du Général, et d'inscrire en un gigantesque graffiti quelques uns des slogans les plus emblématiques de notre mouvement : "À bas le vieux monde", "L'action de doit pas être une réaction mais une création", "Un homme n'est pas stupide ou intelligent, il est libre ou il n'est pas", "Ne me libère pas, je m'en charge", "Vous finirez tous par crever du confort", "Ne nous attardons pas au spectacle de la contestation mais à la contestation du spectacle", etc. Mais sitôt avions-nous sauté la clôture, que nous fûmes arrêtés tout net dans notre élan plein de ferveur politique et libertaire. Un vigile s'approchait sans hâte, en chantonnant et arborant un sourire narquois.



Consigne : sur une table étaient disposés trois ramequins contenant le premier du curry, le second des clous de girofle, et le dernier de la cannelle. Nous devions nous imprégner de ces odeurs puis improviser là-dessus, sur le mode du souvenir.

Il est treize heures, le 25 juillet, je suis encore enfant. Il fait bon, une brise apporte un peu de douceur au plein soleil de l'été provençal. La glycine a perdu presque toutes ses fleurs mais déploie de gigantesques torsades lourdes de feuilles et de gousses. Nous avons installé la table sous le poirier pour avoir un peu d'ombre. C'est un dimanche, le monde semble assoupi, bercé par les cigales. Dans un instant vont arriver d'anciens amis de ma mère. Ils sont indiens, elle les a connus avant ma naissance. Pour eux elle a cuisiné un poulet au curry et s'est particulièrement appliquée. L'odeur qui émane de la cuisine me fait fondre d'extase. Le doux fumet à la fois exotique et si familier me remplit à la fois d'aise et d'impatience, moi qui vais avoir le bonheur de goûter tout à l'heure à l'exquise spécialité de ma mère, et de le déguster à l'indienne, c'est à dire avec les doigts.


⁂


Aujourd'hui c'est le jour du compte-rendu d'atelier, mais comme je n'ai pas envie de vous laisser sans dessin, je vous montre ma participation à un petit concours marrant organisé par À NOUS PARIS où il fallait continuer un dessin commencé par la méga-star du blog BD, j'ai nommé : Boulet. En fait il fallait personnaliser le "mur", sur le thème "songes et rêves". L'idée ma plu alors je me suis lancée et j'ai fait ça :


C'est une photo car trop grand pour le scanner. Les trois lauréats seront publiés dans À NOUS PARIS et les 10 premiers gagnerons des BD et des trucs dans ce genre. Je l'envoie lundi, ce serait cool d'être dans le mag... Qui vivra verra.

Sur ce je vous laisse et je vous rappelle que vous avez jusqu'à... oups : demain, pour voter pour mon chat sur le blog de Yrgane. Soit dit en passant...

À bientôt !

14/04/2010

CONSANGUIN | GENTIL | PILOTE



J'ai beau être le fruit d'une lignée consanguine
J'ai tout de même la classe de la gent féline :
Gentil et malicieux, je suis d'humeur câline
Rêveur et silencieux, ma prestance fascine.

Mais il est une chose qui me turlupine :
C'est qu'il me manque au pied ma deuxième bottine.
Où se cache-t-elle donc, cette petite maligne,
Elle sans qui je n' suis qu'un pilote' sans berline ?

Si vous voulez du pied m'ôter cette' dure épine
Allez donc retrouver ma chère philistine
Allée s'acoquiner sur un blogue praline
Ce pour l'appas du gain, cruelle pèlerine !


⁂
Tout cela pour vous rappeler d'aller voter pour mon chat sur ce blog !
Il vous suffit d'inscrire son nom "Chad" dans les commentaires.


10/04/2010

YES WE CHAD !

Bon, j'avoue, le titre est un peu racoleur, mais c'est pour la bonne cause. Fidèles lecteurs, vous connaissez tous mon chat, Chad, grâce à cette ancienne note (mais oui, vous savez, moi qui ai des milliers de visiteurs par jour, je sais bien que tout le monde connaît tout mon blog par cœur ! ... Euh... je rigole hein).
Et bien maintenant il est temps de lui prouver votre affection en VOTANT POUR LUI ! Euh... oui, je l'ai inscrit à un concours organisé chaque mois par la talentueuse Yrgane, et qui me ferait gagner un joli dessin. Donc je me suis dit que comme parfois quelques personnes passent par là, je pourrais faire la promo de mon incommensurablement beau matou. Pour l'occasion j'ai déguisé Chad en chat de Cheshire, en clin d'œil à l'amour infini que la demoiselle à l'origine de toute cette histoire porte à Alice et toute sa clique.

Ah et pour voter, cliquez ICI et écrivez "Chad" dans les commentaire. Vous avez une semaine...



Maintenant passons aux choses sérieuses. J'ai une grande nouvelle à vous annoncer, j'ai eu aujourd'hui ma DEUXIÈME dédicace illustrée de toute ma vie ! Par une de mes deux jeunes illustratrices préférées : Princesse Camcam (l'autre étant Aurélie Neyret) ! Elle a beaucoup de talent, elle fait des dessins d'un raffinement et d'une délicatesse à faire fondre un barbare poilu à massue, elle a juste deux ans de plus que moi et en plus elle est jolie. Donc je vous montre la délicieuse dédicace dont il est question (qu'elle a adressée à mon alter-égo, hum... d'ailleurs c'est un portrait de moi, enfin d'elle) :


C'est une photo, parce que je ne voulais pas abîmer le livre en le scannant, d'où le gris... mais le dessin est beau quand-même. Non ?

Bon, et pendant que j'y suis je peux aussi vous montrer ma toute première dédicace, que j'avais eue à l'époque légendaire de mes études d'Histoire de l'art. Elle est de Christophe Girard, un excellent bédétiste qui habite à Nice (eh oui...), faite sur son formidable opuscule "Contre histoire de l'art" :



Enfin, j'ai envie de partager une très belle trouvaille que j'ai faite sur internet (par une amie), pour tous les amoureux de l'écriture : les ateliers des éditions Zulma. Ce sont des jeux d'écriture à faire en se laissant guider par leur astucieux site. Ça stimule l'imagination, ça donne plein d'idées, ce sont d'excellents exercices pour ceux qui veulent écrire quotidiennement. Voici un des premiers textes que j'ai produit avec eux :

LE MONUMENT DES LÈVRES CLOSES
Qu'y a-t'il de bon dans la lumière, si ce n'est la nuit qu'elle occasionne ? Prenez un désert. Le soleil de plomb, la soif, le vent, la mort, l'adieu, l'absence, la solitude, le désespoir. Dressez-y une muraille. Une ombre va se dessiner, un oiseau s'y percher, un voyageur s'y appuyer, il suffira de quelques gouttes d'eau pour qu'une graine y germe, pour que la vie naisse ou renaisse. Dans la nuit éphémère d'une ombre portée, le monde se repose, le vent s'arrête, il fait bon vivre. Tendons l'oreille, le grillon chante. il sent que bientôt ici il pourra trouver à se nourrir, et se prépare. Et le désert n'est plus synonyme d'errance infinie. Il est une plage. Baissez-vous, vous y trouverez un coquillage. Tendez-y un ou deux draps, c'est mieux qu'un lit : une serviette de bain ! Vous vous levez, dévalez la pente douce qui vous entraîne à l'eau, et plongez dans la mer plus transparente qu'un miroir. Le bonheur n'est pas loin, il est là, maintenant. Un regard de chat veilleur dans un corps de hibou. Nous voilà revenus du désert enchanté au désert de la civilisation, et voilà bien le genre de vision que nos nuits nous inspirent. Hier, chez moi, j'ai encore reçu une joyeuse assemblée d'éclopés de la vie, et cela sans distinction d'âge : un orgueilleux qui se prenait sans doute pour l'Empereur de Chine et qui déclamait à tue-tête des litanies de mendiant; une folle harnachée comme une bourrique de divers sacs, cartables, paniers dont elle ne cessait de sortir mille choses de toutes sortes; et avec elle, l'enfant dans la corbeille, le fameux que tout le monde abandonne sur les pas de porte. Le vrai bébé qui pleure sur le paillasson et dont la mère, pas méchante mais désespérée, a compté sur la fortune, le destin, la chance, et a laissé un petit mot pour les futurs parents. Devant cette joyeuse compagnie, j'ai un moment pensé que j'étais dans les limbes, pas encore en enfer, mais presque. Le chat veilleur, à la patte de velours, m'y avait précédé, il m'attendait pour sûr et j'entendais déjà gratter les insectes nécrophiles dans mon crâne malade. Je songeais à ma muraille dans le désert et aurais voulu m'y appuyer, pour me rassurer. Mais ma plage était loin. Il n'y avait plus rien, rien que l'écho, le seul à répondre à mes questions beuglées. Je me résolu donc à mon étrange voyage, la pente était de toutes façons trop raide pour que j'espère essayer de revenir sur mes pas. J'économisais donc ma salive et cessais de crier. Veuve de moi-même, je descendais à mon destin.

Voilà voilà, beaucoup de liens aujourd'hui, et une note atypique pour changer un peu. À très bientôt !